Équipeur : Jean Rivière
Première réalisation : Jean Rivière
L’avis de l’équipeur : Un vrai défi d’enchaînement qui parcourt l’intégralité du mur de Doran. Il faut de la patience pour caler toutes les sections, gérer la corde, avec une dose d’engagement liée à l’espacement et au gaz. Un pas de bloc redoutable se situe après plus de 50 mètres d’escalade. J’ai fait le choix de grimper sans genouillère. Son usage facilite probablement les zones de repos.
On attaque donc par la Pierre de Lumière (depuis la vire) jusqu’à la première grosse alvéole. Il faut être bien calé et relâché dans cette section pour garder un maximum de réserve pour la suite.
Une deuxième section permet de venir buter dans la zone la plus déversante. On traverse à gauche par un pas d’allonge et une verticale à gauche. Une série de réglettes et inversées dans le jaune permettent d’atteindre une rampe sikatée où il est possible d’un peu délayer. On est quand même sur les bras et on a tendance à vite s’entamer si on prolonge l’attente.
La troisième section est bien résistante. C’est la partie la plus déversante, où il faut avancer. Le départ se joue sur des petites prises renforcées au Sika. On clipe une longue dégaine pour partir sur une rampe plate et sortir du dévers. Des bonnes réglettes mènent à un gros bac, qui permet de souffler, mais c’est inconfortable pour les pieds. On se rétablit dans le crépi.
Une quatrième section, avec une grosse inversée main droite, une réglette main gauche puis une inversée main droite et un tri vertical, permet de dynamiser sur la bonne rampe à gauche. C’est un peu impressionnant et nécessite du calage. On peut délayer au niveau de la strate vers la fin de Ça ne tombe pas du ciel, en veillant à rester à droite pour éviter la zone crasseuse et terreuse de gauche.
On arrive au pas de bloc de la cinquième section, le crux. Si on est grand, on peut jeter sur la réglette sikatée de droite…
Dans le cas contraire, il va falloir jouer avec une épaule et une rampe à gauche pour revenir sur la droite par un mouvement un peu moins loin. Croisé sur l’autre réglette sikatée main gauche, pied droit sur une rampe inclinée, puis un bi main droite pour jeter dans le plat main gauche et le bon tri en trou main droite. Les points s’éloignent, mais ça vaut le coup de sauter le clipage. On se rétablit dans le dièdre avec une inversée et une rampe en épaule. Très bon repos.
La dernière section n’est pas difficile, mais nécessitera du calage pour éviter une chute, que l’on ne souhaite pas à ce niveau.
Tout le début de la voie est abrité de la pluie (Pierre de Lumière). La suite, et particulièrement la fin, se mouille et peut résurger. Il faudra donc peut-être nettoyer le crépi gris sous le relais.
COTATION : 9a
Type : Conti, bloc
Longueur : 63m
Dévers : 10m
Équipement : Goujons 12mm
Points : 27
Réalisations : 1
