Je vais essayer de vous expliquer que le changement climatique qui nous attend pour le milieu et surtout la fin du siècle est un changement climatique majeur qui va bouleverser la planète, à moins que l’humanité fasse rapidement de gros efforts. En effet, tout n’est pas perdu même, si on ne pourra revenir au climat actuel, mais chacun doit dès aujourd’hui commencer à modifier son comportement et convaincre un maximum de monde de faire de même.

Le milieu ou la fin du siècle, c'est pour la génération de nos enfants ou de nos petits enfants.

Le changement climatique c’est une bombe à retardement qui risque « d’exploser » avant la fin du siècle.

C’est l’histoire d’un paquebot qui commence à couler lentement. Tout ça à cause des passagers de première classe qui ont laissé par négligence des produits corrosifs en fond de cale. Ils savent que les petites fuites commence à s’agrandir. Il est impossible de réparer le navire rapidement, mais on sait que si tout le monde fait un effort pour écoper, on évitera le naufrage. Pourtant, les passagers de première classe préfèrent rester confortablement dans leur cabine trois étoiles : ils savent que s’il vont écoper, ils risquent de se la faire prendre et de se retrouver ensuite dans des cabines plus spartiates ; et puis ils disent qu’il n’y a pas de raison qu’ils fassent des efforts si les autres passagers de deuxième et troisième classe ne font pas de même ; ces derniers rétorquent que c’est à cause des passagers de première classe que le bateau coule, que c’est donc à eux de commencer. Et pendant ce temps, le bateau continue à couler, l’eau commence à atteindre les cabines de troisième classe, de plus en plus vite… attendront-ils qu’il soit trop tard pour agir ?
Quel rapport me direz-vous avec le changement climatique ? Remplacez le paquebot par notre planète Terre et son climat qui devient malade, les passagers de première classe par les terriens des pays riches, les habitants de Servoz en font partie, les passagers de deuxième classe par les pays en voie d’industrialisation (par exemple la Chine et l’Inde) et ceux de troisième classe par les pays les plus pauvres : Vous avez alors exactement la situation actuelle concernant le changement climatique.

La plupart des résultats présentés ci-dessous sont issus des travaux du GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Expert sur l’Evolution du Climat) couronné par le prix Nobel de la paix 2007.

Tous les nouveaux éléments vont dans le même sens : il y a lieu d’être plus pessimiste que les résultats publiés en 2007.

Exemples :
– En 2006, on disait que la banquise de l’Arctique devrait disparaître en 2050. Fin 2007, on disait que serait vers 2013, ce qui va accélérer le réchauffement.
– Il semblerait que l’absorbtion de gaz corbonique (CO2) par l’océan diminue, ce qui accentuerait l’effet de serre.
– Affirmation fin 2007 : Il est peu probable que l’on arrive à maintenir le réchauffement global à moins de 3°C.

Le changement climatique : une réalité

Les signes d’un début de changement climatique sont multiples, en voici les principaux :

1 – Hausse de la température moyenne planétaire :

> Les mesures de température réalisées dans le monde entier depuis 1860 montrent une augmentation de la température moyenne planétaire depuis le début du 20ième siècle. L’augmentation était de 0,6°C en 2000, elle atteint 0,75°C en 2007 et les 11 années les plus chaudes à l’échelle planétaire depuis 1860 se situent dans les 12 dernières années.

Cette courbe montre l'évolution de la température moyenne planétaire depuis le début des mesures thermomètriques. Cette moyenne est calculée à partir des données du monde entier, aussi bien sur les continents qu'en bord de mer ou sur des iles.

Chaque barre bleu correspond à la différence de température planétaire de chaque année par rapport à une référence.

La courbe en rouge est la moyenne calculée sur plusieurs années, qui permet de gommer la trop grande variabilité d'une année sur l'autre.

> Des mesures indirectes des conditions climatiques (étude de la croissance des arbres grâce à la taille des cernes, étude de la croissance des coraux, étude des dépôts sédimentaires, etc.) montrent que, même en tenant compte de l’incertitude le la reconstitution par ces méthodes, depuis au moins 1000 ans, l’atmosphère de la Terre n’a jamais été aussi chaude qu’actuellement (en surface terrestre).

Cette courbe montre l'évolution de la température moyenne de l'hémisphère nord depuis 1000 ans.

Chaque barre bleu ou rouge correspond à la différence de la température de l'hémisphère nord de chaque année par rapport à une valeur de référence. La courbe en noir est la moyenne calculée sur plusieurs années, qui permet de gommer la trop grande variabilité d'une année sur l'autre.

Les valeurs en rouge sont calculées à partir des mesures thermométriques.

Les valeurs en bleu sont des températures estimées de manière indirecte à partir de plusieurs méthodes : croissance de la cerne des arbres, croissance des coraux, dépôts sédimentaires, etc. Ces mesures indirectes sont soumises à un niveau d'incertitude, représenté par les barres grises. Exemple : L'anomalie de température de 1600 est -0,3°C mais elle peut se situer en réalité dans la fourchette +0,2°C à -0,7°C.

Ce graphique montre que :
- La température augmente rapidement.
- Malgré les incertitudes sur la température de l'hémisphère nord d'un passé lointain, la température est actuellement plus chaude que dans les 1000 dernières années.

> Sur les continents, et notamment en France, le réchauffement est nettement plus marqué qu’à l’échelle planétaire. Ainsi, alors que le globe se réchauffait de 0,7°C en un siècle, l’augmentation à Annecy atteignait 1,5°C (période 1906 à 2006).

Ces courbes montrent la différence de la variation de température entre la moyenne à l'échelle planétaire et la moyenne à l'échelle de la France.

Chaque barre bleu ou rouge correspond à la différence de température de chaque année par rapport à une référence. La courbe en noir est la moyenne calculée sur plusieurs années, qui permet de gommer la trop grande variabilité d'une année sur l'autre.

On voit très bien que localement (la France), la variabilité est beaucoup plus grande et surtout que le réchauffement en France est beaucoup plus marqué qu'à l'échelle planétaire. C'est d'ailleurs une généralité continentale, que l'on retrouve l'été à la plage : la mer reste fraîche alors que le sable est chaud au soleil.

Ces courbes montrent la différence de la variation de température entre la moyenne à l'échelle planétaire et la moyenne à l'échelle de la France. Chaque barre bleu ou rouge correspond à la différence de température de chaque année par rapport à une référence. La courbe en noir est la moyenne calculée sur plusieurs années, qui permet de gommer la trop grande variabilité d'une année sur l'autre. On voit très bien que localement (la France), la variabilité est beaucoup plus grande et surtout que le réchauffement en France est beaucoup plus marqué qu'à l'échelle planétaire. C'est d'ailleurs une généralité continentale, que l'on retrouve l'été à la plage : la mer reste fraîche alors que le sable est chaud au soleil.

> Le changement climatique dans le monde, en France et particulièrement en Haute-Savoie.

Cette courbe montre l'évolution de la température moyenne annuelle d'Annecy depuis 1876.

Chaque barre verte correspond à la température annuelle.

La courbe jaune est la moyenne calculée sur 10 ans, qui permet de gommer la trop grande variabilité d'une année sur l'autre.

On pourrait se dire que cette augmentation est causée par l'urbanisation. Pourtant la température mesurée à 3500 m d'altitude par MétéoSuisse à la Jungfrau (depuis 1934) montre la même tendance.

Cette courbe montre l'évolution du cumul de neige fraîche mesuré à Chamonix à 1000 m d'altitude (fond de vallée).

Le cumul de chute de neige est la somme des chutes de neige tombées en périodes de 24 h.

Chaque barre mauve correspond au cumul de chaque hiver.

La courbe jaune est la moyenne calculée sur 10 ans, qui permet de gommer la trop grande variabilité d'une année sur l'autre.

La baisse est proche de 50% en 50 ans.

On voit très bien sur ce graphique qu'un évènement donné n'est en aucun cas une indication du climat, qui se mesure sur des décennies : L'hiver de référence du manque de neige est en 1964 alors qu'un des hivers les mieux enneigés est récent (1999).

2 – Fonte de la plupart des glaciers du monde ainsi que de la banquise Arctique :

> La longueur de la plupart des glaciers du monde est en cours de réduction. La banquise Arctique subit une baisse de son épaisseur ainsi que de sa surface.

> Certes de rares glaciers s’allongent en Nouvelle-Zélande et surtout en Norvège. Toutefois, ce constat n’est pas contradictoire avec le changement climatique, bien au contraire. En effet, la longueur d’un glacier dépend de deux paramètres : D’une part la température, qui conditionne la fonte de sa partie terminale, d’autre part de la vitesse d’avancée du glacier, qui dépend de la quantité de précipitations neigeuses qui se déposent dans sa partie supérieure. Ainsi en Norvège, l’importante augmentation des précipitations (dans cette région du monde) due au changement climatique provoque une augmentation importante de la vitesse d’avancée des glaciers. La vitesse d’avancée augmentant ici plus rapidement que la vitesse de fonte, le front du glacier avance, le glacier s’allonge.

> En Antarctique, le changement est peu perceptible. Normal car la température y est bien plus basse qu’en Arctique : Tant que la température reste au-dessous du seuil de fonte, la neige et la glace reste en place.

Chaque courbe correspond à la longueur d'un glacier. On voit que la plupart reculent, sauf ceux de Norvège et celui de Nouvelle-Zélande.

3 – Hausse du niveau des océans :

> La hausse est due environ pour moitié à la fonte des glaciers, pour l’autre moitié à la dilatation de l’eau à cause de l’augmentation de sa température. En effet, quand on chauffe de l’eau, celle-ci augmente légèrement de volume, ce qui devient nettement sensible sur un océan de plusieurs milliers de mètres d’épaisseur.

> La hausse est actuellement de 3 mm par an en moyenne.

Cette courbe montre l'évolution du niveau moyen des océans par rapport à un niveau de référence (unité : millimètre), mesuré par le satellite Topex-Poséidon pendant 10 ans.

La hausse est proche de 30 mm en 10 ans, soit 3 mm par an.

La responsabilité humaine du changement climatique

L’humanité est-elle la cause du réchauffement climatique actuel ? La réponse du GIEC est oui.

Le GIEC, c’est le Groupe International d’Etude du Climat, composé de centaines voire de milliers de chercheurs du monde entier.

Comment le GIEC peut-il en être quasi sûr ? Que faut-il croire des rares sceptiques ou négationistes, surmédiatisés par rapport à leur représentativité ? La complexité de la machine climatique oblige a passer par la simulation par ordinateur de l’évolution du climat, c’est ce qu’on appelle un modèle. Comme on va le voir ci-dessous, l’épreuve de la modélisation montre clairement l’influence de l’activité humaine sur le changement climatique actuel. Certes il y a encore des incertitudes, dont certaines majeures, mais les sceptiques qui le soulignent n’apportent aucune autre explication à la modification du climat.

Un modèle climatique, c’est donc un logiciel informatique qui essaye de décrire au mieux tout ce qui influence le climat : les différentes interactions internes à l’atmosphère, les interactions entre l’atmosphère et l’océan, les interactions entre l’atmosphère et les continents, les interactions avec le rayonnement solaire. La validation d’un modèle consiste en la vérification de son bon fonctionnement à partir des données du passé : on simule le climat du passé puis on vérifie si ce qui a été mesuré correspond à ce qui a été simulé. C’est ce qui est fait de 1850 (date de début des mesures thermométriques) à nos jours.

Variations de la température moyenne globale en surface observées (courbe noire) et simulées (courbes bleues ou rouges). Dans le graphe du haut, seuls les forçages naturels sont pris en compte dans les simulations. On voit qu'à partir de 1960, le modèle ne décrit plus correctement l'évolution de la température globale. Dans le graphe du bas, les forçages naturels ET anthropiques sont pris en compte. Le modèle suit cette fois assez bien ce qui s'est passé en réalité pendant plus d'un siècle.

Le réchauffement climatique est dû à un phénomène bien connu : l’effet de serre.

L’effet de serre, c’est la capacité de l’atmosphère à garder une partie de la chaleur qui nous provient du soleil (sous forme de rayonnement visible : la lumière du soleil) : Cette chaleur essaye de s’échapper de notre planète sous forme de rayonnement infrarouge (le même rayonnement que la lumière mais dans une longueur d’onde, une couleur en quelque sorte, invisible par l’oeil humain) mais une partie est piégée par les gaz à effet de serre contenus dans l’atmosphère.

Certains gaz à effet de serre sont émis par l’activité humaine. L’augmentation de la quantité de gaz à effet de serre produit donc évidemment un réchauffement de l’atmosphère, qui induit d’autres changements dans le climat.

Source Météo-France

Le principal gaz à effet de serre est tout à fait naturel, c’est la vapeur d’eau. l’eau contenu dans les nuages sous forme liquide ou de glace participe aussi grandement à l’effet de serre.

En deuxième position, loin derrière, on trouve le gaz carbonique. Il est présent à l’état naturel dans l’atmosphère mais la combustion du pétrole, du charbon et du gaz fait augmenter son taux de manière très rapide.

D’autres gaz, présents dans l’atmosphère de manière naturelle ou non, participent aussi à l’effet de serre (Méthane, CFC, etc.).

L’effet de serre naturel a permis le développement de la vie sur la Terre, qui serait sinon plus de 30°C plus froide. L’augmentation de la quantité de certains gaz à effet de serre brise l’état d’équilibre que l’atmosphère avait atteint : à cause de cet effet de serre additionnel, elle se réchauffe.

Les pourcentages correspondent à la quantité relative des gaz dans la composition de l'atmosphère (composée approximativement de un tiers d'oxygène et deux tiers d'azote).

L’effet de serre additionnel provoqué par les activités humaines dépend du taux de gaz émis ainsi que de la capacité de chaque gaz à créer de l’effet de serre : Les gaz réfrigérants présents dans les réfrigérateurs, congélateurs, climatisations, même s’ils ne sont plus nocifs pour la couche d’ozone, ont une capacité 1000 fois à plusieurs milliers de fois supérieure au gaz carbonique à produire de l’effet de serre (à quantité égale).

Le principal contributeur à l’effet de serre additionnel est le gaz carbonique (combustion du pétrole, charbon et gaz), suivi du méthane (produit surtout par l’agriculture), des halocarbures (gaz réfrigérants, bombes aérosols), puis du protoxyde d’azote (produit aussi par l’agriculture).

Les pourcentages correspondent à la contribution de chaque gaz à l'effet de serre additionnel, en tenant compte de la proportion des gaz dans la composition de l'atmosphère et de leur capacité à générer un effet de serre.

L’étude des glaces de l’Antarctique montre clairement que les taux de gaz carbonique et de méthane sont actuellement très largement supérieurs à ce qu’ils ont jamais été depuis au moins 650 000 ans et que le rythme de l’augmentation actuelle est sans précédent.

Voici des courbes très instructives issues de l'étude de carrotages de glace en Antarctique. La glace contenant de micro-bulles d'air emprisonnées lors de sa formation, l'analyse de la glace récupérée à plusieurs centaines de mètres de profondeur permet d'étudier la composition de l'atmosphère telle qu'elle était il y a plusieurs centaines de milliers d'années : on a pu remonter à -650 000 ans !

Les courbes en rouge et vert sont respectivement les taux de gaz carbonique (CO2) et de méthane (CH4), c'est à dire les deux principaux gaz à effet de serre émis par les activités humaines. L'extrême droite des courbes est la période actuelle. La courbe en noir peut s'interpréter comme une courbe de température.

Qu'observe-t-on ?

1- Les taux actuels de gaz carbonique et de méthane sont actuellement très largement supérieurs à ce qu'ils ont été depuis au poins 650 00 ans.

2- Les taux actuels de gaz carbonique et de méthane augmentent actuellement à un rythme jamais connu dans les 650 000 dernières années au moins.

3- Les forts taux de gaz carbonique (surtout) et de méthane sont corrélés dans le passé avec une forte température : beaucoup de gaz carbonique = planète chaude et inversement. On pourrait tenter de critiquer cette affirmation en regardant les courbes de plus près : on s'apercevrait alors que dans le passé, le réchauffement se produisait plusieurs siècles avant l'augmentation de gaz carbonique, celle-ci n'étant pas initialement la cause du réchauffement. En effet, dans le passé, le début du réchauffement n'était dû en général qu'à des causes astronomiques (modifications de l'orbite de la Terre autour du soleil selon plusieurs cycles). Mais ces seules causes ne peuvent expliquer l'ampleur des réchauffement. C'est en fait le réchauffement qui provoque des dégagements naturels de gaz à effet de serre, par la végétation notamment, d'où une augmentation d'autant plus importante de la température. La différence entre les réchauffement très anciens (début des périodes interglaciaires) et l'actuel, c'est uniquement la cause du début du réchauffement, ensuite, le processus est identique... mais beaucoup plus violent désormais.

Les projections pour le 21ième siècle

Les projections climatique à long terme sont indissociables des scénarios de l’évolution du comportement de l’humanité. De ces scénarios dépend l’évolution dans le futur des taux des gaz à effet de serre, donc du changement climatique.
Les scénarios les plus utilisés sont le A2, un scénario pessimiste pour le climat, où l’on continue à vivre et à se développer dans la foulée du présent et le B1, plus optimiste, où l’humanité lutterait à l’échelle mondiale contre le changement climatique… on en est encore très loin !
 
Il semblerait que l’augmentation du taux de CO2 en ce début de 21ième siècle soit supérieure au scénario le plus pessimiste !
 
 
Evolution du taux de gaz carbonique (CO2) dans l'atmosphère au 21ième siècle, selon différents scénarios de l'évolution du comportement de l'humanité au cours de ce siècle.
Les scénarios les plus utilisés sont :
- le scénario A2 : Grosso modo, on continue comme actuellement à ne pas faire attention et à miser sur la croissance économique.
 
- le scénario B1 : Le cas raisonnable le plus optimiste où l'humanité cherche à lutter contre l'effet de serre à l'échelle mondiale.
 
Il semblerait que l'augmentation du taux de CO2 en ce début de 21ième siècle soit supérieur au scénario le plus pessimiste.
Voici les résultats des projection de la température planétaire jusqu’à la fin du siècle en fonction des différents scénarios de l’évolution du comportement de l’humanité.

En 2100, la température planétaire (continents + régions océaniques) devrait être supérieure de 1,4 à plus de 6°C à celle de l’an 2000. A comparer à la différence de température planétaire entre une ère interglaciaire (comme actuellement) et une ère glaciaire où le glaciers vont jusqu’à Lyon : de l’ordre de 5 à 6°C.

Si on suppose que le réchauffement à Annecy va rester le double de celui de la planète (voir plus haut), avec une hausse gobale de l’ordre de 4 à 5°C, Annecy aurait la température moyenne que l’on trouve actuellement en Afrique du nord.
Les courbes en couleur sont les projections de l'évolution de la température moyenne planétaire pendant le 21ième siècle, en fonction de différents scénarios de l'évolution du comportement de l'humanité. Chaque courbe est en fait la moyenne des différents résultats calculés par tous les modèles climatiques disponibles dans le monde, la zone colorée correspondant à l'enveloppe contenant les valeurs de tous les modèles.
La courbe en noir est la température simulée par ces même modèles au cours du siècle passé, elle permet de valider la qualité des modèles.
 
A droite, les barres grises correspondent à l'incertitude du résultat en 2100 pour chaque scénario. Exemple pour le scénario B1 : La température devrait s'élever de 1,1°C à 2,9°C avec comme valeur la plus probable de 1,8°C
 
Pour le scénario optimiste B1, le réchauffement global serait plus ou moins de 1,8°C à la fin du siècle, pour le scénarion A2 il serait plus ou moins de 3,6°C... qu'en sera-t-il en 2200 ?
 
La courbe en jaune correspond à un scénario irréaliste : la stabilisation des taux à effet de serre en 2000... ce qui voudrait dire qu'on arrête de bruler charbon, pétrole et gaz ! Ce scénario est intéressant car il montre qu'à cause des émissions de gaz à effet de serre déjà effectuées, le climat va continuer à se réchauffer pendant plusieurs siècle (et l'océan monter pendant au moins 1000 ans). Autrement dit : A cause de l'inertie de la "machine climatique", il faut anticiper énormément pour limiter l'augmentation de l'effet de serre. Attendre que la situation commence à devenir intenable pour agir serait se condamner.
La projection de la température planétaire jusqu’à la fin du siècle en prolongement de la courbe des 1000 dernières années n’a pas besoin de beaucoup de commentaires !
Le réchauffement climatique actuel n’est qu’un prémice du bouleversement qui nous attend dans seulement quelques décennies.
 
Les climatologues estiment que si le réchauffement global dépasse environ 2°C, la « machine climatique » risque de s’emballer. Ne pas dépasser ce seuil obligerait à diviser les émissions de gaz à effets de serre par deux au niveau mondial, donc par quatre pour ce qui concerne la France (qui est un pays en émettant bien plus que la moyenne mondiale).
Pas besoin de beaucoup de commentaire sur cette courbe : L'évolution de la température moyenne planétaire prévue pour le siècle en cours en comparaison des variations climatiques depuis 1000 ans.

Le changement climatique actuel n'est qu'un prémice de ce qui nous attend. On a déjà connu un "optimum climatique" au moyen âge, probablement une période similaire à ce début de siècle, c'est un tout autre climat qui nous attend.
Le réchauffement est déjà et restera inégal. D’une manière générale, il sera plus fort sur les continents, plus faible sur les océans. C’est en Arctique qu’il sera le plus fort (à cause de la fonte de la neige, le sol devient plus sombre et absorbe beaucoup plus le rayonnement solaire).
Prévision pour la fin du siècle de l'évolution de la température moyenne annuelle par le modèle du CNRM, pour le scénario A2.
Le changement climatique, ce n’est pas seulement un réchauffement. Il y aura aussi en particulier un changement du régime des précipitations : moins à certains endroits, plus à d’autres.
Prévision pour la fin du siècle de l'évolution des quantités moyennes de précipitations par le modèle du CNRM, pour le scénario A2.

Cette carte est à regarder sans entrer trop dans le détail, de nombreuses incertitudes persistent.

Les scénarios à échelle fine sont à regarder avec un certain recul, les incertitudes restant importantes.

Cette carte européenne est toutefois certainement assez bonne pour la répartition du réchauffement : Plus fort près de l’Arctique ainsi que dans les climats continentaux par rapport aux climats océaniques.

Prévision pour la fin du siècle de l'évolution de la température moyenne annuelle sur l'Europe, pour le scénario A2.

Ce type de prévision à échelle assez fine est à regarder avec prudence.

Il faut surtout regarder la tendance, pas les valeurs brutes à un endroit donné.

Les scénarios de l’évolution des précipitations sont à regarder avec encore plus de prudence
.
Toutefois, tout laisse à croire que le bassin méditerranéen recevra moins de précipitations, alors que les hautes latitudes en recvront plus. En France (hors bassin méditerranéen, le doute subsiste).
Prévision pour la fin du siècle de l'évolution des précipitations moyennes annuelles sur l'Europe, pour le scénario A2.

Ce type de prévision à échelle assez fine est à regarder avec prudence.

Il faut surtout regarder la tendance qui prévoit un climat plus sec au sud, plus arrosé au nord.

Par contre, la limite entre ces deux influences reste incertaine.

La modélisation montre clairement que si l’humanité arrive arrive à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, le changement climatique pourra être stabilisé à un stade acceptable.
En couleur les simulations du passé et les prévisions de la température moyenne estivale en France par deux modèles climatiques (courbes rouges et vertes). Les croix noires sont les valeurs observées. La croix la plus élevée, située à droite, est la valeur du fameux été caniculaire 2003, tout à fait exceptionnel... pour l'instant.

Ces deux figures montrent que selon le scénario A2 (celui où l'on continue à vivre et à se développer dans la foulée du présent), l'été 2003 deviendrait un été froid par rapport aux étés de la fin du siècle, alors que selon le scénario B1 (où l'humanité lutterait à l'échelle mondiale contre le changement climatique), l'été 2003 resterait un été plus chaud que la normale.
 
Les climatologues estiment qu'il faut éviter un réchauffement climatique global supérieur à 2°C. Au-delà, la "machine climatique" risque de s'emballer et les catastrophes naturelles d'origine météorologiques (sécheresses, inondations, tempêtes, cyclones, canicules) pourraient devenir dévastatrices à grande échelle.

Quelles conséquences probables ?

Pour la nature en général :

– Extinctions massives d’espèces vivantes : La flore aura du mal à s’adapter à la rapidité du changement. Du coup la faune en souffrira. Certains experts estiment que 80 % des espèces pourraient disparaître.

– Migration vers des latitudes et altitudes plus élevées des espèces vivantes. Migration vers les moyennes latitudes (La France par exemple) de maladies tropicales.

Pour l’humanité :

– Certaines populations seront obligées de quitter les régions devenues invivables :
> A cause de la sécheresse, de la désertification.
> A cause de la disparition des réserves en eau disponibles actuellement sous forme de glaciers (c’est le cas par endroits en Asie et en Amérique du Sud).
> A cause de la hausse du niveau des océans dans les zones côtières à faible déclivité, conjuguée à une multiplication des fortes marées de tempêtes.

Il est probable que plusieurs centaines de millions d’humains devront migrer. On peut donc prévoir de très forte tensions internationales.
Les pays pauvres souffriront plus du changement climatique car ils ont peu de moyens pour s’adapter.

Que faire pour lutter contre le changement climatique ?

Les trois plus grandes sources de gaz à effet de serre par l’humanité proviennent de :
1- La combustion du pétrole, gaz et charbon (trafic routier, production d’électricité par les centrales thermiques,etc.)
2- L’agriculture
3- La déforestation
La diminuation des émissions de gaz à effets de serre doit être tellement importante, que :
– On ne peut tout attendre du progrès technologique, d’autant plus qu’il n’est pas assez rapide.
– On ne peut tout attendre des décisions politiques, d’autant plus qu’à part quelques promesses, on ne voit pas venir grand chose.
– Une implication de chaque citoyen est indispensable pour diminuer son impact sur l’effet de serre et convaincre le plus de monde possible.
 
En France, la plus grande source est le transport (surtout voitures et camions environ à égalité).
 
D’une manière générale, il faut diminuer notre consommation d’énergie.
 
 
En couleur les simulations du passé et les prévisions de la température moyenne estivale en France par deux modèles climatiques (courbes rouges et vertes). Les croix noires sont les valeurs observées. La croix la plus élevée, située à droite, est la valeur du fameux été caniculaire 2003, tout à fait exceptionnel... pour l'instant.

Ces deux figures montrent que selon le scénario A2 (celui où l'on continue à vivre et à se développer dans la foulée du présent), l'été 2003 deviendrait un été froid par rapport aux étés de la fin du siècle, alors que selon le scénario B1 (où l'humanité lutterait à l'échelle mondiale contre le changement climatique), l'été 2003 resterait un été plus chaud que la normale.
 
Les climatologues estiment qu'il faut éviter un réchauffement climatique global supérieur à 2°C. Au-delà, la "machine climatique" risque de s'emballer et les catastrophes naturelles d'origine météorologiques (sécheresses, inondations, tempêtes, cyclones, canicules) pourraient devenir dévastatrices à grande échelle.
La modélisation montre clairement que si l’humanité arrive arrive à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, le changement climatique pourra être stabilisé à un stade acceptable.
En couleur les simulations du passé et les prévisions de la température moyenne estivale en France par deux modèles climatiques (courbes rouges et vertes). Les croix noires sont les valeurs observées. La croix la plus élevée, située à droite, est la valeur du fameux été caniculaire 2003, tout à fait exceptionnel... pour l'instant.

Ces deux figures montrent que selon le scénario A2 (celui où l'on continue à vivre et à se développer dans la foulée du présent), l'été 2003 deviendrait un été froid par rapport aux étés de la fin du siècle, alors que selon le scénario B1 (où l'humanité lutterait à l'échelle mondiale contre le changement climatique), l'été 2003 resterait un été plus chaud que la normale.
 
Les climatologues estiment qu'il faut éviter un réchauffement climatique global supérieur à 2°C. Au-delà, la "machine climatique" risque de s'emballer et les catastrophes naturelles d'origine météorologiques (sécheresses, inondations, tempêtes, cyclones, canicules) pourraient devenir dévastatrices à grande échelle.
La modélisation montre clairement que si l’humanité arrive arrive à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, le changement climatique pourra être stabilisé à un stade acceptable.
En couleur les simulations du passé et les prévisions de la température moyenne estivale en France par deux modèles climatiques (courbes rouges et vertes). Les croix noires sont les valeurs observées. La croix la plus élevée, située à droite, est la valeur du fameux été caniculaire 2003, tout à fait exceptionnel... pour l'instant.

Ces deux figures montrent que selon le scénario A2 (celui où l'on continue à vivre et à se développer dans la foulée du présent), l'été 2003 deviendrait un été froid par rapport aux étés de la fin du siècle, alors que selon le scénario B1 (où l'humanité lutterait à l'échelle mondiale contre le changement climatique), l'été 2003 resterait un été plus chaud que la normale.
 
Les climatologues estiment qu'il faut éviter un réchauffement climatique global supérieur à 2°C. Au-delà, la "machine climatique" risque de s'emballer et les catastrophes naturelles d'origine météorologiques (sécheresses, inondations, tempêtes, cyclones, canicules) pourraient devenir dévastatrices à grande échelle.
La modélisation montre clairement que si l’humanité arrive arrive à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, le changement climatique pourra être stabilisé à un stade acceptable.
En couleur les simulations du passé et les prévisions de la température moyenne estivale en France par deux modèles climatiques (courbes rouges et vertes). Les croix noires sont les valeurs observées. La croix la plus élevée, située à droite, est la valeur du fameux été caniculaire 2003, tout à fait exceptionnel... pour l'instant.

Ces deux figures montrent que selon le scénario A2 (celui où l'on continue à vivre et à se développer dans la foulée du présent), l'été 2003 deviendrait un été froid par rapport aux étés de la fin du siècle, alors que selon le scénario B1 (où l'humanité lutterait à l'échelle mondiale contre le changement climatique), l'été 2003 resterait un été plus chaud que la normale.
 
Les climatologues estiment qu'il faut éviter un réchauffement climatique global supérieur à 2°C. Au-delà, la "machine climatique" risque de s'emballer et les catastrophes naturelles d'origine météorologiques (sécheresses, inondations, tempêtes, cyclones, canicules) pourraient devenir dévastatrices à grande échelle.
La modélisation montre clairement que si l’humanité arrive arrive à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, le changement climatique pourra être stabilisé à un stade acceptable.
En couleur les simulations du passé et les prévisions de la température moyenne estivale en France par deux modèles climatiques (courbes rouges et vertes). Les croix noires sont les valeurs observées. La croix la plus élevée, située à droite, est la valeur du fameux été caniculaire 2003, tout à fait exceptionnel... pour l'instant.

Ces deux figures montrent que selon le scénario A2 (celui où l'on continue à vivre et à se développer dans la foulée du présent), l'été 2003 deviendrait un été froid par rapport aux étés de la fin du siècle, alors que selon le scénario B1 (où l'humanité lutterait à l'échelle mondiale contre le changement climatique), l'été 2003 resterait un été plus chaud que la normale.
 
Les climatologues estiment qu'il faut éviter un réchauffement climatique global supérieur à 2°C. Au-delà, la "machine climatique" risque de s'emballer et les catastrophes naturelles d'origine météorologiques (sécheresses, inondations, tempêtes, cyclones, canicules) pourraient devenir dévastatrices à grande échelle.